Enchanté(e) !

Enchanté(e) !
Allora, skyblog crée par Camille.
Partie d'une envie d'écrire, et Fan de T0ki0 H0tel, elle s'est lancée.


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" Rouge "
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" Une dernière danse avant l'ombre & l'indifférence "
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" Laisse Toi Vivre. "
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" Refoule... "
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" Cest moche. "
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" Play; Station "
Page deux.

Mes photos & vidéos de mon concert DA =')




# Posté le samedi 19 mai 2007 14:03
Modifié le mardi 22 avril 2008 16:15

Rouge

J'ai laissé glisser les premières gouttes d'amitié dans mon corps. Couler dans chacune de mes veines. Jusqu'à atteindre l'organe le plus précieux ; mon C½ur. Passant par toutes les épreuves, s'affluant massivement dans chaque recoin de mon être, se stoppant parfois, pour se meurtrir au fond d'une allée sombre et caverneuse. Pour toujours mieux se relancer à la conquête de chaque artère ; s'efforçant de trouver la faille qui fera ressurgir un flot d'hémoglobine. Voulant trouver la cause de cette fissure au milieu de moi-même. Fêlure provoquée par une accumulation, par un trop plein de sentiments. Mélange incongru qui laisse sa trace, au travers d'une incision encore fraîche dans ce corps unique, mais tellement commun ; le mien. Elle flotte au-dessus de toutes les amertumes, les frôlant. Parfois, elle vient à les approcher de trop prés, créant l'embranchement de plusieurs vaisseaux, s'entremêlant dans chaque goutte de sang. Tous convergents vers le point central de la discorde. Amitié qui vous tiraille, d'un sens ou de l'autre, elle finit par pardonner, et laisser voyager à nouveau ce précieux liquide rouge, essentiel à votre survie. Non loin de toucher ce palpitant objet, elle le contourne, s'imprégnant de chaque trait, connaissant l'enrobage jusqu'au moindre défaut. Elle se permet d'entrer sans frapper, parcourant un chemin sinueux dans cet antre chaud. Méfiantes, les palpitations accélèrent quand elle frappe le centre, la confection de tous sentiments. Boum Boum incessant, qui devient habituel parce qu'elle s'installe. Après avoir eu le privilège de s'être introduite, elle se pose. Passive, elle scrute chaque mouvement, chaque bouffée trop rapide. Incrustée dans cette chair couleur carmin, l'amitié profite de cette liberté qu'on lui a laissée. Habituée à cet endroit qu'elle affectionne particulièrement ; elle entreprend l'exploration minutieuse. Cavité, par cavité, vaisseau par vaisseau, tout y passe, dévoilant mes plus intimes ressorts intérieurs. Déterminée, elle veut s'accaparer la plus belle émotion. Elle devient folle, et mène d'un pas effréné sa course. De plus en plus attirée, se moquant à présent de ces parties si sensibles du C½ur. Elle le piétine dans tous les sens, froisse quelques sentiments, aguichée par un autre encore plus fort.
Electrochoc, elle s'immobilise. Consciente du moment, elle savoure. Cette odeur de sang affluée de partout, elle s'imprègne de chaque paroi. Tout se dérègle à ses côtés, mais elle l'ignore ; parce que l'amitié s'est transformée en amour.
# Posté le jeudi 05 juillet 2007 10:11
Modifié le mercredi 13 février 2008 15:26

Je veux juste une dernière danse avant l'ombre et l'indifférence.

Je veux juste une dernière danse avant l'ombre et l'indifférence.
Les rues sont froides et laissent les ombres se répandent dans chaque recoin. Il n'y a plus personne à cette heure-ci. Seules des voitures viennent me frôler, je sent l'air me fouetter les jambes mais je n'accorde plus d'importance. J'ai arrêté de considérer le monde qui m'entoure, après l'avoir perdu. J'ai arrêté d'aimer et j'ai commencé à souffrir depuis que je l'ai perdu. On pourrait croire qu'elle a disparu de cette terre, qu'elle est partie rejoindre ce fameux ciel, mais non. C'est encore pire il me semble. Je peux la croiser à tout moment, sentir son parfum, entendre sa voix, calculer ses gestes à l'avance, mais je ne dois pas l'approcher. Non, je dois subir sa présence comme mon souffre douleur. Malgré ma vie, mon succès, ma popularité, mon bonheur préfabriqué, elle peut venir tout briser tel un ouragan dévastateur. Elle a ce pouvoir de me remettre en question dès qu'elle ose venir se mêler à cette foule toujours présente autour de moi. Elle doit le sentir ce malaise qui s'incruste dans mon être, mais elle n'y prête aucune attention. Ne le remarque t-elle pas ? Que mes yeux sont perdus dans les souvenirs quand elle parle, que mes mains se tordent nerveusement quand elle regarde autour d'elle sans me remarquer ? Elle sait si bien le faire, ce regard qui scrute son entourage, elle me voit mais ne me considère plus.
La nuance, elle m'évite, et moi j'essaye.
Il a fallu une dispute pour qu'on en soit arrivés là. Constamment je rêve de pouvoir re-goûter à ces souvenirs, à la douceur de ses sourires, aux sons si tendres de ses rires. Mais ils ne sont plus pour moi.
C'est en partie de ma faute si j'en suis à errer dehors à cette heure là, tous les soirs. Je hais mon succès, juste à cause d'elle. C'est ça qu'elle n'a pas supporté, que je m'éloigne et aspire à une autre vie et d'autres idées. Elle me voulait encore avec elle, la rassurant sur ses doutes. Je hais ma vie et ce que je suis devenu, juste pour elle. Je veux encore la serrer dans mes bras et l'entendre souffler de soulagement, elle avait peur qu'un jour je puisse m'enfuir. Elle a eu trop peur, et moi pas assez. J'ai cru lui apporter toujours la même amitié, tout en gérant mon nouveau monde ; la célébrité. Je me croyais puissant, face à toutes ces filles qui hurlent à mes pieds, alors que c'est elle ma puissance.
Elle n'a pas voulu subir plus, et me l'a dit. Elle me l'a dit. Ses lèvres s'étaient transformées dans un rictus que je ne connaissais pas, ses sourcils s'étaient froncés et elle m'avait craché sa ranc½ur.

Lili c'était ma plus grande fierté. Un sourire qui se dessinait à la quart de ses lèvres et je sentais la force et l'orgueil m'envahir. Parce qu'il m'a fallu du temps pour la connaître entièrement, pour savoir devancer ses gestes, anticiper ses paroles. J'aimais savoir que c'était moi qui avait le droit de l'entendre rire, de capturer ses instants si simples mais tellement rares.
Renfermée, j'ai atteints son âme. Je m'étais juré de ne jamais en refermer la porte...
Et elle est où ma promesse ? Ma Fierté ? Ma puissance ? Envolée.

Je sais ce qu'elle devient, je sais tout de sa vie, sans pouvoir m'en approcher. Elle rôde autour de moi, mais ne s'autorise qu'un regard dévié, fuyant.

Je voudrais tellement de choses, de bruits, de gestes, de mots d'elle. J'ai besoin de ma Lili.
Elle est partie avec ma force, me laissant choir, m'arrachant peu à peu ma joie. Le vide laisse résonner en moi les battements de mon c½ur, sans leur trouver de but.
Pour qui il bat ? Si ce n'est pour garder la gloire me saouler jusqu'à la fin. Me rendre ivre de luxe.
Je veux juste une dernière danse avant l'ombre et l'indifférence.
Lili revient moi où ...
# Posté le samedi 07 juillet 2007 11:15
Modifié le vendredi 28 mars 2008 11:07

Laisse Toi Vivre.

Laisse Toi Vivre.
Les bottines & la robe réajustée au dessus des genoux, la clope au bout des doigts, les cils se courbant à l'extrême et les jambes croisées ; Lee avait cette dégaine d'adolescente blasée. Elle aimait, sous un frottement de cils, être méprisable. Sentir les regards envieux autour d'elle, les bouches se délier sur son passage, quelque chose de purement jouissif. Le genre de fille qui ne se satisfait de rien. Lee affichait une ambition écrasante, être la meilleur partout. Et comme pour prouver qu'elle avait raison, tout lui réussissait.
De famille aisée elle n'avait aucun mal à trouver de quoi subvenir à ses sorties, qui devenaient de plus en plus fréquentes. Une fois sa journée finie, elle endossait un autre masque, et devenait aguicheuse. Elle aime sentir les regards des hommes qui retracent ses formes, une sorte de flatterie dont elle ne se lasse jamais.
Comme tout vendredi soir, elle a décidé d'épater, de conquérir et d'aguicher celui qui se voudra le plus ambitieux, sans pour autant lui donner ce qu'il attend. Elle adore ça, lire la frustration sur les plis des visages inconnus qu'elle côtoie. Elle se sent encore plus forte, la puissance l'envahit, maîtresse des sentiments de celui qui s'y frottera de trop près.
Suivie de son gang, elle s'installe à une table. Les yeux entourés de noir, les lèvres abondantes de gloss, et les ongles parfaitement clinquants, elle est déjà prête. On lui apporte rapidement un verre d'alcool, qu'elle s'empresse de boire, collant ses lèvres à la paroi glacée du verre.
La musique est assourdissante, et le rythme à en faire rater des battements.
Décidée à entamer sa soirée, Lee se lève et entre en jeu. Pour bien l'annoncer, elle claque ses talons contre le carrelage. Personne ne l'entend, mais elle se rassure elle-même, elle sait ce qu'elle vaut. Elle commence à bouger des hanches sur une musique toujours plus folle, levant ses bras pour les agiter au dessus de sa tête, elle attend. Qui osera venir s'en approcher.
Peu de temps après elle sent deux mains se poser vivement contre ses flans. Satisfaite, elle ondule plus outrageusement contre le corps de l'inconnu posté derrière elle. Elle s'en fiche de connaître son identité, tant qu'elle tient sa proie. Lee veut juste s'amuser. Les rythmes changent, les sons deviennent plus sensuels, et les mains du garçon plus entreprenantes. Il ose caler sa bouche dans son cou, et elle se laisse faire. Sa victoire sera encore plus meilleure. Le souffle du jeune homme se perd dans le cou désirable de Lee, ses mains encerclent sa taille fermement, et son bassin ondule sous le sien. La chaleur commence à être étouffante, et Lee décide d'emmener ce garçon à sa table. Elle veut le saouler, le rendre ivre et encore plus faible. Cet esprit hautain envers ces hommes n'est pas anodin, mais jamais personne ne saura pourquoi, elle se l'est jurée.
Continuant son manège, ils s'enfilent tout les deux quelques coupes de champagne. Sa manière de boire, de reposer sa coupe sur la table, de le regarder, ne le laisse définitivement pas indifférent. Ils se collent l'un à l'autre, et il commence à devenir entreprenant. Elle ne lui autorisera pas plus. La bouteille finie, les yeux roulant sur yeux mêmes, l'euphorie et l'excitation deviennent de plus en plus pressantes. Peu sûrs de leurs gestes, ils s'éclipsent dehors. Il fait frais à cette heure bien avancée de la nuit, et leurs joues rougies de chaleur se teintent encore un peu plus, mais cette fois de froid. Ils se tiennent la main, et Lee amène son beau garçon à la pousser contre le mur. Elle lui laisse prendre le pouvoir, quelle belle illusion. Il a envie de sentir son corps sous ses doigts, et caresse chaque parcelle de la peau de Lee. Il la contemple, comme une pierre précieuse, il suit des yeux ses gestes. Il laisse glisser les mèches bouclées de Lee lui filer entre les doigts. Le moment parait utopique. Leurs souffles communiquent entre eux, se rejetant à chacun une fumée blanche dues au froid. Elle attendait qu'il la plaque violement contre le mur, qu'il l'embrasse comme un drogué en manque, qu'il la violente, pour pouvoir le repousser, et encore une fois faire regretter à ce garçon de s'être emmêlé dans ses filets. Mais c'est tout autre. Il n'ose presque plus la toucher, et stoppe son regard dans celui de Lee. L'alcool rend leurs yeux vitreux, mais le regard plus vif. Ses yeux verts contrastes avec les prunelles chocolats de son partenaire. Elle est en train de se faire avoir, le désir de coller ses lèvres à son interlocuteur la ronge. C'est sans retenue qu'elle l'attrape par le col, et scelle brutalement sa bouche à lui. Douce chaleur que de sentir cet inconnu si proche d'elle. Il n'y a pas besoin d'un baiser prolongé, elle se sent déjà nauséeuse. Elle le sait que cette fois-ci, elle n'aura pas le dessus, elle ne gagnera pas la partie. Elle n'autorise jamais un baiser, et n'accorde que des avances. Elle s'est laissée guider par son instinct pour l'une des premières fois depuis longtemps. Il a fallu qu'elle faillisse, qu'elle baisse sa garde devant ce beau regard. Ces yeux à tous qu'elle aimerait crever, qu'elle aimerait arracher de leur orbite, pour leur faire payer ce mal qui la ronge depuis trop d'années. Pour ce mal qu'elle s'interdit toute relation, de laisser un homme avoir emprise sur elle, plus personne ne devait lui dicter ses gestes. Plus personne. Et pourtant, il a osé susciter un manque et une envie chez elle. Elle le hait.
Il lui tire alors la main vers un endroit plus sombre de la boite de nuit, et la fait s'asseoir. Elle a abandonné ses promesses, et s'assoie docilement. Leurs dos collés au mur, ils y appuient leurs têtes, devenues trop lourdes. Esprits encombrés. Il tourne sa tête vers Lee, et lui caresse doucement la joue. Lee lui sourit, comme un sourire résigné, un sourire de vaincu, mais tellement bon. La pression qu'elle s'infligeait à elle-même n'existe plus. Il sort alors de sa poche un petit sachet. Elle n'a pas besoin de regarder, elle sait ce que c'est. Elle n'y a jamais goûté, mais en demande inconsciemment. Lee veut oublier ce début de soirée et planer. Il lui lâche la main, pour ouvrir précautionneusement le petit sachet. Il la regarde, et elle bat ses cils une fois comme pour lui donner son accord. Il se met alors à quatre pattes en face de Lee, qui est assise en face de lui. Il tend son bras du côté de sa paume, et saupoudre de son autre main son bras de cette miraculeuse poudre blanche. Lee prend l'initiative de rassembler les particules bien ensembles pour former une sorte de ligne. Le contact de ses doigts avec la peau du jeune homme, la fait frissonner. Elle se rend compte que tout ça lui manquait, combien elle avait besoin de ces touchers, de ces regards pour exister. Elle n'a pas le droit de se l'interdire. Il la regarde de ses pupilles marron pour l'encourager, et elle se lance alors à aspirer cette substance par le nez. Ce n'est pas une sensation agréable, mais qu'importe si elle t'emmène toucher un monde auquel tu es la reine sans jouer, sans te créer un personnage tyrannique. Lee tend alors son bras droit, qu'elle pose sur le genou de celui qui lui fait face, et empoigne le sachet qu'elle finit par vider sur sa peau si innocente. Il s'empresse de faire la même chose qu'elle il y a quelques secondes. Les voilà maintenant seuls, dehors, avec de fines particules blanches qui vagabondent aux creux de leurs vaisseaux. Dieu que c'est bon de se sentir devenir plume, légère, et ne plus accorder de questions à son esprit. Il lui prend la main, et la soulève difficilement. Par son élan, elle finit dans ses bras. Dieu que c'est encore meilleur. Elle aurait du s'en aller en courant, le frapper de toutes ces forces, le tuer, mais au lieu de ça, elle enfouit ses bras entre leurs deux corps, et respire le cou du jeune garçon. Attendrie, il l'encercle et la serre de toutes ces forces.
C'est elle qui décide de rompre ce moment en lui agrippant la main et en la tirant, amenant le garçon a la suivre. Elle court, longeant les murs de la boite de nuit, puis s'engage sur le parking où elle se met à crier. Il la suit, la vue trouble, il se laisse guider. Lee s'arrête essoufflée, et s'adosse contre une voiture. Il se met face à elle, et d'un même engouement, ils sourient. Deux sourires qui valent plus que n'importe quels autres, puisqu'ils sont sincères. Elle se laisse à rire, à rigoler et l'entraîne lui aussi, dans un rire plein de fougue. Encore les joues déformées par cet instant rempli d'innocence, il lui accroche la main et à son tour de l'emmener où bon lui semble. Les jambes de la jeune fille la soutiennent difficilement, mais ça ne l'empêche pas de fermer les yeux. Elle s'abandonne entièrement et se laisse voyager. Elle ne voit plus, et ne fait que ressentir le froid frôler ses lèvres, déraper contre ses joues. La sensation de voler lui parvient à l'esprit. Et pourtant ses pieds s'entremêlent entre eux, alors que le garçon est prit d'une euphorie grandissante. Ils rigolent tout deux aux éclats, ils planent. Le rire de Lee va buter contre les murs, et se reproduit en écho dans la nuit. Achevés par cette joie soudaine, ils s'affalent parterre comme si leurs corps venaient d'être alourdis d'une vingtaine de kilos. Les doigts toujours liés entre eux, ils reprennent patiemment leur respiration, allongés sur le goudron, en plein milieu d'une dizaine de voitures. Plus rien n'a d'importance, vraiment plus rien, seul la sensation du vent et de corps chaud à proximité, fait pousser des ailes...

Laissons les planer.
# Posté le dimanche 08 juillet 2007 11:00
Modifié le jeudi 17 avril 2008 05:46

Refoule ...

Refoule ...
Comme un vulgaire coup de blues, je rejette mon incompréhension sur mon clavier. Le curseur s'avance au fur et à mesure que mes doigts pianotent les touches, et pourtant je régresse. La douleur est trop intense au fond de mes entrailles alors je libère un flot de peine sur le fond blanc de mon ordinateur. J'ai le c½ur compressé et je sens ses pulsations descendre dans mes cuisses, et s'accaparer mes mains. Je tremble, ça ne va pas. Les larmes commencent à couler en silence le long de mes joues. Elles laissent une infime traînée noire sur leur passage, comme pour m'expliquer qu'elles seront toujours ancrées en moi comme ces souvenirs. Dans un bruit sourd elles tombent une à une pour inonder mon clavier. Désespoir, éclairée par une lampe et bercée par la musique, mes sens se perdent dans un flou immense. Les frissons me chatouillent l'épiderme et je perds le contrôle. Comme un besoin trop longtemps contenu, j'explose en silence. Le bruit de mes doigts sur les touches camoufle les sanglots qui m'emportent. Mes jambes jouent nerveusement avec le sol, le martelant de coups. Tout ça pour quoi ? Se soulager d'un mal qui refera surface à peine l'aura-t-on étouffé ? J'aimerais le réduire à néant, emprisonner ces souvenirs dans une cage en fer, abattre mes derniers espoirs. Et comme à chaque fois, mes larmes sèchent et laissent ma tête encombrée. Je reprends doucement un sourire faux. Mon c½ur retrouve son rythme, et je peux respirer à nouveau. Pour combien de temps ?
# Posté le dimanche 08 juillet 2007 13:22
Modifié le jeudi 17 avril 2008 05:57